.::Surat Al `Abasa [80]::.

NOM


La sourate est ainsi désignée suite au mot 'abasa (il s'est renfrogné) qui l'ouvre.

PÉRIODE DE RÉVÉLATION


Les exégètes et les les spécialistes du Hadîth sont unanimes au sujet de l'occasion de la révélation de cette sourate. Selon eux, quelques grands chefs de la Mecque étaient assis au sein d'une assemblée que tenait le Saint Prophète, lequel était sérieusement occupé à essayer de les persuader à accepter l'Islam. À ce moment précisément, un homme aveugle, nommé Ibn Umm Maktûm, s'était approché de lui pour rechercher l'explication d'un certain point au sujet de l'Islam. Le Saint Prophète — paix et bénédictions sur lui — n'a pas apprécié son interruption et l'a ignoré. Sur quoi, Allâh révéla cette sourate. À partir de cet incident historique la période de révélation de cette sourate peut être déterminée avec précision .

Premièrement, il a été confirmé que Ibn Umm Maktûm était un des premiers convertis à l'Islam. Le Hafiz Ibn Hajar et le Hafiz Ibn Kathîr ont affirmé qu'il était du nombre de ceux qui avaient accepté l'Islam dans les premiers temps à la Mecque.

Deuxièmement, certains hadîths qui relatent cet incident montrent qu'il avait déjà accepté l'Islam et d'autres indiquent qu'il avait l'intention de se convertir et qu'il s'était approché du Saint Prophète à la recherche de la vérité.

`Â'ishah rapporte que, s'approchant vers le Saint Prophète, il avait dit : " Ô Messager d'Allah, guide-moi sur le droit chemin". (At-Tirmidhî, Al-Hakim, Ibn Hibban, Ibn Jarîr, Abû Ya`lâ). Selon `Abdullâh Ibn `Abbâs, il avait demandé la signification d'un verset du Coran et avait dit au Saint Prophète : "Ô Messager d'Allah, apprends-moi le savoir qu'Allah t'a enseigné". (Ibn Jarîr, Ibn Abî Hatim).

Ces traditions prouvent qu'il avait reconnu le Saint Prophète — paix et bénédictions sur lui — en tant que Messager d'Allah et le Coran comme Livre d'Allah.

Contrairement à ceci, Ibn Zayd a interprété "la`allahû yazzakkâ" (Peut-être se purifiera-t-il), mots du verset 3, signifiant : "la`allahû yuslim": "il se peut qu'il accepte l'Islam" (Ibn Jarir) et les propres mots d'Allah : " Qui te dira ? Peut-être se purifiera-t-il ou se rappellera-t-il, de sorte que le Rappel lui profite ! " et "Et quant à celui qui vient à toi et qui s'empresse tout en redoutant, alors tu te distrais de lui !" [1], précisent qu'à ce moment-là, il avait développé un profond désir d'apprendre la vérité : il s'était rendu auprès du Saint Prophète croyant qu'il était la seule source de conseils et que son profond souhait ne serait satisfait que par lui ; son état apparent reflétait également que s'il lui avait donné un enseignement, il en aurait tiré bénéfice.

Troisièmement, les noms des personnes qui faisaient partie de l'assemblée du Saint Prophète à ce moment-là, ont été donnés dans différentes traditions. Dans cette liste, nous trouvons les noms de `Utbah, Shaybah, Abû Jahl, Umayyah Ibn Khalaf, Ubayy Ibn Khalaf, qui étaient les ennemis les plus virulents de l'Islam. Ceci prouve que l'incident a eu lieu à la période où ces chefs étaient toujours en pourparlers avec le Saint Prophète et leur antagonisme à l'Islam n'avait pas atteint une proportion aussi forte au point de ne plus lui rendre visite ou de ne plus avoir de conversations avec lui de temps en temps. Tous ces arguments indiquent que c'est l'une des premières sourates révélées à la Mecque.

THÈME ET SUJETS ABORS


En raison du style apparent avec lequel le discours s'ouvre, on sent que dans cette sourate, Allah a exprimé un reproche (le reproche de l'Aimé pour Son aimé) [2] envers le Saint Prophète — paix et bénédictions sur lui — pour ne pas avoir accordé son attention à l'homme aveugle et pour s'être occupé exclusivement des grands chefs. Mais si la sourate entière est considérée objectivement, on constate que le mécontentement a été exprimé, en fait, envers les Qurayshites incroyants, qui, en raison de leurs arrogantes attitudes et leurs indifférences face à la vérité, rejetaient avec mépris le Message de Vérité porté par le Saint Prophète — paix et bénédictions sur lui —.

Sa façon de traiter l'homme aveugle avec négligence et de consacrer toute son attention aux chefs des Qurayshites n'était pas le fait qu'il considérait les riches comme nobles et le pauvre homme aveugle comme méprisable, et à Dieu ne plaise qu'il y ait un quelconque manque de manière pour lequel Allah l'aurait réprimandé. Mais, en fait, quand un appeleur à la vérité s'embarque dans sa mission pour transmettre son message au peuple, il veut naturellement que les personnes les plus influentes de la société reçoivent son message de sorte que sa tâche devienne plus facile, parce que même si son invitation s'étend parmi les pauvres et faibles personnes, cela ne peut pas faire beaucoup de différence. C'est presque la même attitude qu'a adoptée également le Saint Prophète — paix et bénédictions sur lui — au début, son motif étant seulement la sincérité et le désir de promouvoir sa mission et non l'idée de respecter les grandes personnes et de mépriser les pauvres.

Mais Allah attire son attention sur le fait que chaque homme, désireux de connaître la vérité, était important, qu'il fût faible ou pauvre, et chaque homme, insouciant à la vérité, était sans importance, même s'il occupait une position élevée dans la société. Ainsi, il doit proclamer publiquement et transmettre l'enseignement de l'Islam à tout le monde, mais pour les personnes qui étaient vraiment dignes de son attention étaient ceux qui étaient enclins à accepter la vérité. Son sublime et noble Message était trop élevé pour être présenté à ces personnes hautaines, qui, dans leurs arrogance et vanité, pensaient qu'ils n'avaient pas besoin de lui mais que plutôt, c'était lui qui avait besoin d'eux.

Ceci constitue le thème des versets 1 à 16.

A partir du verset 17, le reproche se tourne directement vers les incroyants, qui refusaient l'invitation du Saint Messager d'Allah — paix et bénédictions sur lui —.

Dans ces versets, ils ont été d'abord réprimandés pour l'attitude qu'ils avaient adoptée contre leur Créateur, Le Pourvoyeur et Le Soutien.

A la fin, ils ont été avertis du destin redoutable qu'ils subiront suite à leur conduite le Jour de la Résurrection.


Notes:

[1] Traduction de Muhammad Hamidullah

[2] Une liberté a été prise dans la formulation par rapport au texte anglais.

Bibliographie:
Hani Ramadan- Commentaire de la sourate Al Fâtia (Tawhid)
Hassan Amdouni- Commentaire Du Coran Chapitre ʿAmma (Le Savoir)
Tahar Gaid- Commentaire du Coran ʿAmma (Iqra)
Ibn Salih Al Uthaymin- Commentaire du hizb Sabbih et d'Al Fatiha (Almadina)
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 30 décembre 2008 16:54

Modifié le mercredi 31 décembre 2008 06:34

.::Surat At-takwîr [81]::.

NOM


Le nom de la sourate dérive du mot "kuwwirat" du premier verset. "Kuwwirat" est la tournure passive de l'infinitif "takwir" au passé, et peut se traduire par "ce qui est obscurci", signifiant par là que c'est une sourate dans laquelle "l'obscurcissement" est mentionné [1].

PÉRIODE DE RÉVÉLATION


Le sujet traité et le style indiquent clairement que c'est l'une des toutes premières sourates révélées à La Mecque.

THÈME ET SUJETS ABORS


Il est question de deux thèmes : l'Au-Delà et l'institution de la Prophétie [2].

Dans les six premiers versets, on aborde la première phase de la Résurrection : quand le soleil perdra sa lumière, que les étoiles s'éparpilleront, que les montagnes seront déracinées et dispersées, que les gens ne tiendront plus à leurs possessions les plus chères, que les bêtes sauvages seront stupéfaites ( ?) et seront rassemblées , et que les mers entreront en ébullition.

Puis, les sept versets suivants décrivent la seconde étape : quand les âmes seront réunifiées avec leurs corps, que les registres seront ouverts, que les gens seront appelés pour rendre compte de leur crimes, que les cieux seront dévoilés, et que l'Enfer et le Paradis seront exhibés devant tous. Suite à cette description de l'Au-Delà, l'être humain est invité à soupeser sa propre personne et ses actions, par la parole : "Alors chaque âme saura ce qu'elle aura préparé pour elle-même".

Ensuite, on aborde le thème de la Prophétie. Dans cette partie, on s'adresse aux gens de La Mecque, en leur disant : " Tout ce que Muhammad — paix et bénédictions sur lui — vous présente n'émane pas de la vantardise d'un fou, ni d'une suggestion diabolique de Satan, mais il s'agit plutôt de la parole d'un messager noble, exalté et digne de confiance envoyé par Dieu, Que Muhammad — paix et bénédictions sur lui — a vu dans l'horizon illuminé du ciel clair en plein jour. Qu'avez vous donc à vous détourner de son enseignement ?".


Notes:

[1] En l'occurrence, l'obscurcissement du soleil à la fin des temps.

[2] Nous traduisons par prophétie, la qualité, le fait d'être un prophète, de recevoir une mission prophétique de la part de Dieu.

Bibliographie:
Hani Ramadan- Commentaire de la sourate Al Fâtia (Tawhid)
Hassan Amdouni- Commentaire Du Coran Chapitre ʿAmma (Le Savoir)
Tahar Gaid- Commentaire du Coran ʿAmma (Iqra)
Ibn Salih Al Uthaymin- Commentaire du hizb Sabbih et d'Al Fatiha (Almadina)
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 30 décembre 2008 16:56

Modifié le mercredi 31 décembre 2008 05:57

.::Surat Al Infitar (la fissure) [82]::.

NOM


Le nom de cette sourate est dérivé du mot "infatarat" du premier verset. L'Infitâr est un infinitif qui signifie éclater ou se fissurer en deux, sous entendant par là qu'il s'agit de la sourate dans laquelle l'éclatement du ciel en deux est mentionné.

PÉRIODE DE RÉVÉLATION


Cette Sourate et la sourate At-Takwir se ressemblent quant à leurs thèmes. Cela montre qu'elles furent toutes deux révélées à peu près à la même période.

THÈME ET SUJETS ABORS


Son thème est l'Au-Delà. D'après une tradition rapportée dans le Musnad d'Ahmad, et par At-Tirmidhî, Ibn Al-Mundhir, At-Tabarânî, Al-Hâkim et Ibn Mardaweih, sur la foi de `Abdullâh Ibn `Umar - qu'Allâh l'agrée, le Saint Messager — paix et bénédictions sur lui — a dit : "Celui qui veut voir le Jour de la Résurrection comme s'il le voyait de ses yeux doit lire Sourate At-Takwîr, Sourate Al-Infitâr et Sourate Al-Ishiqâq"

Dans cette sourate, on décrit d'abord le Jour de la Résurrection. Il est dit que quand il viendra, chaque personne verra ce qu'elle a commis dans ce monde. Après cela, on demandera à l'homme de se poser cette question : "Ô homme ! Qu'est-ce qui t'a trompé au sujet de ton Seigneur, le Noble, qui t'a créé, puis modelé et constitué harmonieusement ?"

En avertissant l'homme, c'est une manière de dire :"Ne reste pas plongé dans une quelconque incompréhension. Ton registre complet t'est préparé. Des scribes dignes de confiance consignent par écrit tout ce que tu fais."

En conclusion, le sens de cette sourate est fort : le Jour de la Résurrection viendra sans nul doute et les justes apprécieront tous genres de félicités au Paradis alors que les pervers seront punis en Enfer. Ce jour là, aucun ne pourra profiter de qui que ce soit ou de quoi que ce soit. Et tous les pouvoirs de jugement appartiendront à Allah.


Bibliographie:
Hani Ramadan- Commentaire de la sourate Al Fâtia (Tawhid)
Hassan Amdouni- Commentaire Du Coran Chapitre ʿAmma (Le Savoir)
Tahar Gaid- Commentaire du Coran ʿAmma (Iqra)
Ibn Salih Al Uthaymin- Commentaire du hizb Sabbih et d'Al Fatiha (Almadina)
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 30 décembre 2008 16:39

Modifié le mardi 30 décembre 2008 16:57

.::Surat Al-MuṬaffifîn (Les fraudeurs) [83]:.

NOM


Le nom de cette sourate est dérivé du mot "infatarat" du premier verset. L'Infitâr est un infinitif qui signifie éclater ou se fissurer en deux, sous entendant par là qu'il s'agit de la sourate dans laquelle l'éclatement du ciel en deux est mentionné.

PÉRIODE DE RÉVÉLATION


Le style de la sourate et son thème montrent clairement qu'elle a été révélée dans les premiers temps à la Mecque, quand sourate après sourate étaient révélées pour imprégner les esprits de la doctrine de l'Au-Delà.

Cette sourate a été révélée quand les gens ont commencé à ridiculiser les musulmans et les humilier publiquement dans les rues et dans leurs assemblées, bien que la persécution et les séquestrations des musulmans n'aient pas encore véritablement commencé. Certains commentateurs du Coran considèrent cette sourate comme une sourate médinoise (révélée à Médine).

Ce malentendu est dû à une tradition d'Ibn `Abbâs selon laquelle lorsque le Saint Prophète — paix et bénédictions sur lui — arriva à Médine, il était très commun de pratiquer le vice qu'était la fraude dans les poids et mesures. Puis Allah aurait révélé Waylullil-mutaffifin et les habitants auraient commencé à donner la pleine mesure et poids. Mais, comme nous l'avons expliqué dans l'introduction de la sourate Ad-Dahr, la pratique commune des compagnons et de leurs successeurs étaient que lorsqu'ils trouvaient un verset s'appliquant à un certain domaine de la vie, ils disaient que ce verset avait été révélé pour ce sujet particulier.

Ainsi, ce que montre la tradition d'Ibn Abbâs, c'est qu'après l'émigration à Médine, le Saint Prophète — paix et bénédictions sur lui — vit que ce vice était très commun chez les gens, et il leur récita cette sourate par Ordre d'Allah, et cela les aida à corriger leurs manières.

THÈME ET SUJETS ABORS


Le thème de cette sourate est également l'Au-Delà. Dans les six premiers versets, on demande aux gens de prendre en considération les pratiques malfaisantes dans leur commerce. Quand ils doivent recevoir leur dû d'autrui, ils demandent leur plein droit, mais quand ils doivent donner leur mesure ou peser pour d'autres, ils leur donnent moins que ce qui est dû.

En citant ce mal parmi les nombreux maux prévalent alors dans cette société, le Coran nous apprend que c'est le résultat inévitable de l'inconscience de l'Au-Delà. A moins que les gens ne se rendent compte qu'il comparaîtront un jour devant Dieu et qu'Il leur demandera compte de chacune de leurs actions de ce monde, il n'est pas possible qu'ils adoptent la piété et la droiture dans leurs affaires quotidiennes. Même si une personne peut pratiquer l'honnêteté dans certaines de ses affaires les moins importantes où "l'honnêteté est la meilleure politique", cette même personne ne pratiquera jamais l'honnêteté dans des occasions où la malhonnêteté lui semblera "la meilleure politique".

L'homme ne peut développer une véritable et permanente honnêteté qu'en craignant Dieu et en croyant sincèrement dans l'Au-Delà. Ainsi ne considèrera-t-il pas l'honnêteté seulement comme "une politique" mais plutôt comme "un devoir" et une obligation, et sa constance ou non en matière d'honnêteté ne dépendra pas de l'utilité que cela peut présenter.

Ainsi, après avoir explicitement établi le lien entre la moralité et la doctrine de l'Au-Delà dans un style efficace et impressionnant, on apprend dans les versets 7 à 17 que les actions du pervers sont déjà inscrites dans la liste noire des coupables dans l'Au Delà et ils se rencontreront dans la ruine totale. Puis, dans les versets 18 à 28, on nous décrit la meilleure fin des vertueux et on nous dit que leurs actions sont inscrites parmi la liste des gens exaltés, auprès de laquelle sont assignés les anges les plus proches d'Allah.

En conclusion, les croyants se trouvent consolés, et les mécréants avertis, dans le sens suivant : "les gens qui humilient et méprisent les croyants aujourd'hui, sont les coupables qui, au Jour de la Résurrection, rencontreront une fin des plus horribles en conséquence de leur conduite, et ces mêmes croyants se sentiront réconfortés quand ils verront leur destin."


Bibliographie:
Hani Ramadan- Commentaire de la sourate Al Fâtia (Tawhid)
Hassan Amdouni- Commentaire Du Coran Chapitre ʿAmma (Le Savoir)
Tahar Gaid- Commentaire du Coran ʿAmma (Iqra)
Ibn Salih Al Uthaymin- Commentaire du hizb Sabbih et d'Al Fatiha (Almadina)
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 01 septembre 2008 05:38

Modifié le mardi 30 décembre 2008 16:36

.::Surat Al-Inshiqâq (La Déchirure) [84]::.


NOM


Il est dérivé du terme "inshaqqat" tiré du premier verset. Inshiqâq est la forme infinitive qui signifie déchirer, scinder, "séparer en deux", sous entendant par là qu'il s'agit de la sourate où l'on trouve mentionnée la séparation en deux des cieux.

PÉRIODE DE RÉVÉLATION


Cette sourate est également l'une des premières sourates révélées à la Mecque. La preuve endogène de son thème indique que la persécution des Musulmans n'avait pas encore commencé. Toutefois, le message du Coran était ouvertement rejeté à la Mecque. Et ses habitants refusaient de reconnaitre l'existence du Jour de la Résurrection, le jour où ils devront comparaître devant leur Seigneur pour rendre compte de leurs actes.

THÈME ET SUJETS ABORS


Son thème est celui de la Résurrection et de l'Au-Delà. Les cinq premiers versets, non seulement décrivent la situation de la Résurrection de manière très vivante, mais elles donnent aussi un argument de sa véracité et de sa réalité. La sourate affirme que les cieux, ce Jour là, se sépareront en deux, que la terre sera aplanie et étendue, et qu'elle rejettera tous ce qu'elle contenait en elle comme cadavres humains, et comme preuves de leurs actions, jusqu'à ce qu'elle soit vide.

L'argument avancé pour de tels évènements est qu'il s'agit d'un Commandement de leur Seigneur, adressé aux cieux et à la terre ; puisque les deux sont Sa création, ils ne peuvent désobéir à Son Ordre. Pour eux, la seule et unique réponse est l'Obéissance à leur Seigneur.

Puis, les versets 6 à 19 disent que l'homme, conscient ou non de ces évenements à venir, se dirige dans tous les cas, bon gré mal gré, à sa destination, où il comparaîtra et rencontrera son Seigneur. A ce moment, l'humanité entière se divisera en deux parties : d'abord ceux qui recevront leurs registres dans leur main droite : ils seront pardonnés et exemptés d'un examen sévère. Deuxièmement, ceux qui recevront leurs comptes derrière leur dos. Ceux là souhaiteront mourir, mais ils ne mourront pas. A la place, ils seront jetés en Enfer.

Ils auront ce destin car dans ce monde ils sont restés perdus dans l'erreur selon laquelle ils ne comparaîtraient jamais devant Dieu pour rendre compte de leurs actes, alors que leur Seigneur les observait dans tout ce qu'ils faisaient. Et il n'y avait aucune raison pour qu'ils échappent à la justification de leurs actions.

Leur déplacement graduel de la vie de ce monde à la rencontre dans l'Au-Delà - avec pour issue récompense ou châtiment - était aussi certaine que l'apparition de l'aube après le coucher du soleil, aussi certaine que la nuit vient après le jour, aussi certaine que le retour des hommes et des animaux à leur foyer quand la nuit tombe, et enfin, aussi certaine que le croissant de la lune devient une pleine lune.

En conclusion, les mécréants qui rejettent le Coran au lieu de se prosterner devant Dieu quand ils entendent Ses versets, ont été avertis à l'avance d'une sévère punition. Quant aux croyants et aux vertueux, ils ont reçu la bonne nouvelle d'une félicité sans bornes.




Bibliographie:
Hani Ramadan- Commentaire de la sourate Al Fâtia (Tawhid)
Hassan Amdouni- Commentaire Du Coran Chapitre ʿAmma (Le Savoir)
Tahar Gaid- Commentaire du Coran ʿAmma (Iqra)
Ibn Salih Al Uthaymin- Commentaire du hizb Sabbih et d'Al Fatiha (Almadina)
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 01 septembre 2008 05:32

.::Surat Al-Burûj (Les Constellations) (85)::.

NOM


La Sourate est intitulé d'après le mot "al-burûj" apparaissant à la fin du premier verset.

PÉRIODE DE RÉVÉLATION


Le thème en lui-même indique que cette Sourate a été révélée à La Mecque à la période où la persécution des musulmans a atteint son maximum, alors même que les mécréants de la Mecque tyrannisaient et séquestraient de leur mieux, dans le but d'éloigner les nouveaux convertis de l'Islam.

THÈME ET SUJETS ABORS


Cette sourate avertit les mécréants des conséquences néfastes de la persécution et de la tyrannie qu'ils exerçaient sur les nouveaux convertis à l'Islam. Mais elle console aussi les croyants, comme pour dire "Si vous restez endurants et fermes contre la tyrannie et la séquestration, vous en serez richement rétribués, et Allah Se vengera sûrement Lui Même de vos persécuteurs à votre place".

Tout d'abord, cette Sourate rapporte l'histoire des gens du fossé (ashab al-ukhdûd), qui ont jeté les croyants dans des puits de feu et les ont brûlé vifs. Par le biais de ce récit, on enseigne aux croyants et aux mécréants certaines leçons : Premièrement, que les gens du fossé ont mérité la malédiction d'Allah et Son châtiment. Deuxièmement, que de même que les croyants en leur temps avaient préféré être jetés dans des fosses de feu pour y brûler vifs plûtot que de renier leur foi, de même les croyants d'aujourd'hui doivent maintenant endurer toutes les persécutions sans jamais abandonner leur foi. Troisièmement, que Dieu, dont la reconnaissance déplaît aux mécréants et vers Qui se pressent les croyants, est le Dominant, et le Maître du Royaume de la terre et des cieux, Il est le Digne de Louanges, et observe les efforts des deux groupes. Pour cela, il est certain que les mécréants ne seront pas seulement châtiés par l'Enfer pour leur mécréance, mais, plus que cela, ils goûteront la punition du Feu pour juste rétribution de leur tyrannies et cruautés.

De même, il est aussi certain que ceux qui croient et font suivre leur foi de bonnes ½uvres, iront au Paradis et c'est bien là le suprême succès. Puis, les non croyants ont été avertis, comme pour dire "le châtiment de Dieu est très dur. Si vous êtes fiers de la force de vos armées, vous devriez savoir que les armées de Pharaon et Thamûd étaient bien plus fortes et nombreuses.

C'est pourquoi, vous devriez tirer une leçon du destin qu'ils ont eu. La Puissance de Dieu vous entoure tellement que vous ne pouvez échapper à Son encerclement, et que le Coran que vous continuez à renier est inchangeable : il est inscrit dans la Table Préservée, celle qui ne pourra pas être corrompue en aucune façon.




Bibliographie:
Hani Ramadan- Commentaire de la sourate Al Fâtia (Tawhid)
Hassan Amdouni- Commentaire Du Coran Chapitre ʿAmma (Le Savoir)
Tahar Gaid- Commentaire du Coran ʿAmma (Iqra)
Ibn Salih Al Uthaymin- Commentaire du hizb Sabbih et d'Al Fatiha (Almadina)

# Posté le mercredi 20 août 2008 16:30

Modifié le dimanche 24 août 2008 07:58

.::Surat AṬ-Ṭâriq (L'Astre nocturne) [86]::.

NOM


La Sourate tire son nom du mot "aṬ-Ṭâriq" dans son premier verset.

PÉRIODE DE RÉVÉLATION


Le style de son thème est celui des premières Sourates révélées à la Mecque, mais cette sourate a été révélée à une période où les mécréants de la Mecque employaient toutes sortes de moyens et de stratagèmes pour défaire et contrer le message du Coran et de Muhammad (paix sur lui).

THÈME ET SUJETS ABORS


Cette sourate aborde deux thèmes : premièrement que l'homme va comparaître devant Dieu après sa mort ; deuxièmement, que le Coran est une Parole décisive qu'aucun plan ou moyen employé par les mécréants ne pourra détourner ou contrer.

Tout d'abord, les étoiles des cieux sont des preuves qu'il n'y a rien dans l'univers qui puisse continuer d'exister et de survivre sans un gardien qui veille dessus. Puis, on demande à l'homme de se considérer lui-même, comment il a été créé d'un simple goutte de sperme, et formé en un être humain vivant.

Ensuite, on lui dit que ce Dieu, Qui l'a amené à l'existence, a certainement le pourvoir de le créér une seconde fois. Cette résurrection n'aura pour but que l'examen attentif de tous les secrets de l'homme qui sont restés cachés dans ce monde. A ce moment, l'homme ne pourra fuir les conséquences de ses actes, ni par son propre pouvoir, ni par le secours d'autrui.

En conclusion, il est clair qu'a l'instar de la pluie qui tombe du ciel et la germination des céréales et des plantes de la Terre ne sont pas un jeu d'enfants mais plutôt une ½uvre sérieuse. Les vérités exprimées dans le Coran ne sont pas des badineries mais une réalité ferme et immuable.

Les mécréants sont dans l'égarement en croyant que leurs plans et stratagèmes pourront vaincre l'appel du Coran, mais ils ne savent pas qu'Allah aussi élabore Son stratagème qui réduira à néant tous leurs efforts et leurs planifications. Et voilà en une phrase le résumé du discours, avec un mot de consolation pour le Saint Prophète (paix sur lui), et un avertissement tacite aux mécréants, en ces termes : "Prenez patience pour un temps : laissez les mécréants faire leurs pires actions. Avant peu, il se rendront compte eux-même s'ils sont vraiment en mesure de vaincre le Coran par leurs ruses ou si le Coran les a dominé sur le même terrain où ils ont exercé leur force pour le contrer."




Bibliographie:
Hani Ramadan- Commentaire de la sourate Al Fâtia (Tawhid)
Hassan Amdouni- Commentaire Du Coran Chapitre ʿAmma (Le Savoir)
Tahar Gaid- Commentaire du Coran ʿAmma (Iqra)
Ibn Salih Al Uthaymin- Commentaire du hizb Sabbih et d'Al Fatiha (Almadina)
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 20 août 2008 16:27